La radioactivité

L’entité pilote est l’IRSN.
Le texte de référence est la directive européenne 2013/59 Euratom du 5 décembre 2013.
Le site http://www.mesure-radioactivite.fr/public/ illustre la complexité du problème.
Il n’existe pas de possibilité de connaitre simplement et en temps réel, pour un site donné, les valeurs mesurées par l’un des 18 acteurs intervenants.

L’IRSN dispose en propre de capteurs, Métropole et Dom Tom confondus sur le réseau Teleray. (19 capteurs Teleray en Manche) référencés sur http://sws.irsn.fr/sws/mesure/index.

Un cas pratique : le département de la Manche

19 balises Teleray identifiées sur le site http://sws.irsn.fr/sws/mesure/index dont 17 situées sur le territoire du Pays du Cotentin, auxquelles s’ajoutent deux balises à Saint Lô.

Ces balises sont disposées conformément au déploiement explicité ci-dessus, et assurent donc une ceinture autour des sites majeurs que sont Flamanville, unités de production et EPR, L’usine de retraitement de la Hague, et l’arsenal constructeur de sous-marins nucléaires.

Passée une ligne Barneville / Montebourg on estime qu’il n’y a pas nécessité de mesurer le taux de radioactivité, considérant que les instruments de radiologie médicale, industrielle (soudure), de stérilisation par rayonnement Gamma, de radiologie vétérinaire, de détection de fumée ainsi que les centaines de sources de rayonnement référencées par l’agence internationale de l’énergie atomique (IAEA) ne représentent pas un danger suffisant pour étendre la couverture du contrôle au reste du département.

Ceci semble paradoxal quand dans le même rapport d’activité L’IRSN signale en page 17 que « le nombre de mesures de la dosimétrie ambiante a connu un pic après l’accident de Fukushima. »

De fait, le nombre de mesures est passé d’environ 5 000 mesures par mois de 2009 à novembre 2011 pour atteindre le double en 2012 et finir à un plafond supérieur à 12 000 mesures par mois fin 2014. On s’inquiète donc d’un évènement, majeur certes, survenu à 10 000 km, et les retombées éventuelles seront bien mesurées à Montebourg.

Dire que cela va finalement rassurer notre citoyen de Pontaubaut serait un raccourci que nous n’oserons pas avec l’inquiétude que l’on vient de lui inspirer vis-à-vis des vétérinaires et des détecteurs de fumée. Il fait le constat d’être au centre d’une zone de 2 500 km² sans aucun contrôle du rayonnement ambiant.

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